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Transformation SARL en SAS : démarches, conditions et conséquences juridiques

Transformation SARL en SAS : démarches, conditions et conséquences juridiques

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Transformation SARL en SAS ? Découvrez les étapes, formalités, coûts, impacts fiscaux et sociaux, et les points de vigilance avec le cabinet d’avocats JDB à Paris.

La création ou la transformation d’une entreprise impose de choisir une forme juridique adaptée à ses besoins. Parmi les structures les plus courantes, la SARL et la SAS se distinguent par leurs règles de fonctionnement, leur souplesse et leur régime fiscal. Comprendre leurs différences et les implications d’un éventuel passage de l’une à l’autre est essentiel pour tout entrepreneur souhaitant optimiser la gestion, la croissance ou la transmission de son activité.

 

1. Qu’est-ce qu’une SARL ?

 La SARL (société à responsabilité limitée) est une forme de société très répandue en France, appréciée pour sa souplesse de fonctionnement et la protection qu’elle offre à ses associés. Elle se compose d’au moins deux associés, personnes physiques ou morales, dont la responsabilité est limitée au montant de leurs apports. Cela signifie qu’en cas de difficultés financières, leur patrimoine personnel est en principe protégé, seuls les apports au capital social pouvant être perdus.

La SARL fonctionne sur un mode relativement encadré par la loi, ce qui assure une sécurité juridique importante, notamment pour les petites et moyennes entreprises. Elle est dirigée par un ou plusieurs gérants, nommés par les associés, qui assument la gestion quotidienne et représentent la société. Le capital social est librement fixé par les associés, et il peut être composé d’apports en numéraire ou en nature.

Ce type de structure est donc particulièrement adapté aux projets familiaux ou aux entreprises souhaitant un cadre stable, protecteur et accessible.

 

2. Qu’est-ce qu’une SAS ?

 La SAS (société par actions simplifiée) est une forme de société particulièrement appréciée pour sa grande flexibilité et sa capacité à s’adapter à des projets de tailles variées, allant de la start-up innovante au groupe structuré. Contrairement à la SARL, la SAS laisse une très large liberté statutaire : ce sont les associés qui définissent eux-mêmes les règles de fonctionnement, la répartition des pouvoirs ou encore les conditions d’entrée et de sortie des actionnaires. Cette souplesse en fait une structure idéale pour organiser des partenariats, attirer des investisseurs ou mettre en place des mécanismes d’intéressement.

La responsabilité des associés est limitée au montant de leurs apports, ce qui protège leur patrimoine personnel. La société est dirigée par un président, personne physique ou morale, qui représente la SAS vis-à-vis des tiers. Aucun capital minimum n’est imposé, et les actions peuvent être facilement cédées si les statuts le prévoient.

Ainsi, la SAS se distingue par sa modernité, sa souplesse et sa capacité à évoluer avec les besoins de l’entreprise.

 

3. Quelle est la différence entre une SARL et une SAS ?

transformation SARL en SAS La Société à Responsabilité Limitée (SARL) et la Société par Actions Simplifiée (SAS) sont deux structures juridiques très prisées par les entrepreneurs. Toutes deux peuvent être créées par un associé unique : on parle alors respectivement d’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) et de SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle). La SAS ne comporte aucune limite quant au nombre d’associés, tandis que la SARL ne peut en compter plus de 100.

Leur création repose sur des démarches similaires : rédaction des statuts, dépôt du formulaire M0, publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales, et dépôt du capital social. Ce capital n’est soumis à aucun minimum légal, et peut être constitué d’apports en numéraire, en nature ou en industrie.

Toutefois, une différence importante existe : dans une SAS, les apports en nature doivent obligatoirement être évalués par un commissaire aux apports, sauf exception prévue par la loi. Enfin, dans les deux cas, les associés voient leur responsabilité limitée au montant de leurs apports, les protégeant ainsi des dettes sociales, sauf en cas de faute de gestion avérée.

 

4. Quel est l’intérêt dans la transformation SARL en SAS ?

La transformation SARL en SAS présente de nombreux avantages, notamment pour les entreprises souhaitant ouvrir leur capital à de nouveaux investisseurs. En effet, dans une SAS, l’entrée d’un nouvel associé est en principe libre, sauf stipulation contraire des statuts ou d’un pacte d’actionnaires. Les cessions d’actions ainsi que les opérations de haut de bilan (telles que les augmentations de capital) sont donc plus simples et rapides à mettre en œuvre que dans une SARL.

De plus, la SAS offre une plus grande confidentialité : il n’est pas obligatoire de mentionner dans les statuts la répartition du capital entre les actionnaires, ce qui peut préserver l’anonymat des nouveaux entrants.

À l’inverse, le fonctionnement d’une SARL est plus rigide. Les cessions de parts sociales sont soumises à un agrément obligatoire des associés existants, et leur transfert entraîne des droits d’enregistrement plus élevés. Le financement par apport en capital est également plus contraignant.

De manière générale, l’intérêt majeur de passer d’une SARL à une SAS réside dans la souplesse juridique et organisationnelle de cette dernière. La liberté statutaire qu’elle offre facilite la mise en place de gouvernances adaptées et séduit particulièrement les investisseurs extérieurs.

 

5. Pourquoi transformer une SARL en SAS avant cession ?

La transformation d’une SARL en SAS avant une cession constitue une stratégie fréquemment utilisée par les dirigeants d’entreprise souhaitant vendre tout ou partie de leur société. Ce choix s’explique principalement par les avantages fiscaux qu’il procure lors de la cession des titres.

En effet, la vente d’actions de SAS est soumise à un droit d’enregistrement réduit (0,1 % du prix de cession), alors que la cession de parts sociales de SARL supporte un taux de 3 %, après application d’un abattement proportionnel au capital. Cette différence peut représenter une économie significative pour l’acquéreur et rendre l’opération plus attractive.

Cependant, cette transformation doit être réalisée avec prudence. L’administration fiscale veille à ce que la modification de la forme sociale ne constitue pas une manœuvre exclusivement fiscale. Il est donc essentiel que la transformation réponde à un véritable objectif économique ou organisationnel (ouverture du capital, simplification de la gouvernance, recherche d’investisseurs, etc.), sous peine de requalification et de redressement fiscal.

 

6. Comment faire une transformation SARL en SAS ?

La transformation SARL en SAS nécessite le respect d’un formalisme juridique strict, car elle entraîne une modification de la structure et du mode de gouvernance de l’entreprise, sans création d’une nouvelle personne morale.

La décision doit être prise par les associés réunis en Assemblée Générale Extraordinaire (AGE), selon les règles de majorité prévues par les statuts ou, à défaut, à l’unanimité. Avant le vote, un commissaire à la transformation doit être désigné pour vérifier que le capital social et les capitaux propres sont au moins équivalents au montant du capital, et établir un rapport attestant de la valeur de l’actif social.

Une fois cette formalité accomplie, les statuts de la SAS sont rédigés ou modifiés pour définir la nouvelle organisation (président, organe de direction, répartition du capital, droits de vote, etc.). L’entreprise doit ensuite effectuer les formalités de publicité (publication dans un journal d’annonces légales, dépôt au greffe, mise à jour au Registre du Commerce et des Sociétés).

Cette transformation permet à la société de bénéficier de la souplesse juridique de la SAS, tout en assurant la continuité de son activité et de ses engagements antérieurs.

 

7. Quels sont les formalités de publication à effectuer ?

 Après la signature des statuts et l’immatriculation de la société, l’entreprise doit accomplir un ensemble de formalités de publicité destinées à informer les tiers de sa création et de ses principales caractéristiques juridiques. La première étape consiste à publier un avis de constitution dans un journal d’annonces légales (JAL) du département du siège social. Cet avis doit mentionner des informations essentielles : dénomination sociale, forme juridique, capital, adresse du siège, identité du dirigeant, durée de la société et objet social. Cette publication garantit la transparence et permet aux partenaires, fournisseurs ou créanciers éventuels d’être informés de l’existence de la nouvelle structure.

Ensuite, l’entreprise doit procéder au dépôt du dossier complet au greffe du tribunal de commerce. Ce dossier comprend les statuts signés, l’attestation de parution dans le JAL, les pièces relatives au dirigeant ainsi que les formulaires officiels. Le greffe vérifie la conformité de l’ensemble puis procède à l’immatriculation définitive.

Enfin, une inscription au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) est effectuée, permettant l’attribution du numéro SIREN et la création de l’extrait Kbis, véritable carte d’identité de l’entreprise. Ces formalités assurent la publicité légale indispensable à son fonctionnement.

 

8. Quels documents sont nécessaires pour passer d’une SARL à une SAS ?

 Les formalités de transformation d’une SARL en SAS s’accompagnent d’un dossier relativement étoffé, à déposer en ligne sur le guichet unique (INPI) ou au greffe du tribunal de commerce selon les cas. Ce dossier comprend d’abord les actes juridiques de base : un exemplaire certifié conforme du procès-verbal d’assemblée générale extraordinaire décidant la transformation, souvent déjà enregistré au service des impôts, ainsi que les nouveaux statuts de SAS signés et certifiés conformes, qui remplacent les anciens statuts de SARL. Doivent également être joints le rapport du commissaire à la transformation (ou du commissaire aux comptes lorsqu’il remplit cette mission), qui atteste notamment de la valeur de l’actif net et des éventuels avantages particuliers, et l’attestation de parution de l’annonce de transformation dans un journal d’annonces légales. À ces pièces s’ajoutent les formulaires administratifs requis (formulaire de transformation ou formulaires M2 selon les plateformes), complétés et signés. Enfin, le dossier doit contenir les justificatifs relatifs au dirigeant de la nouvelle SAS : copie de la pièce d’identité si le président est une personne physique, ou extrait Kbis / document officiel récent prouvant l’existence légale si le président est une personne morale, ainsi qu’un pouvoir si la formalité est accomplie par un mandataire. L’exhaustivité et la conformité de cet ensemble de documents conditionnent l’acceptation de la demande par le greffe et la mise à jour du Kbis avec la mention de la forme SAS.

 

9. Quel est le prix d’une transformation SARL en SAS ?

Le coût de la transformation SARL en SAS varie selon la taille de l’entreprise, les honoraires des intervenants et les formalités à accomplir.

Les principaux frais à prendre en compte sont :

  • Les honoraires du commissaire à la transformation, obligatoirement désigné pour certifier la valeur du patrimoine social;
  • Les frais de publication dans un journal d’annonces légales ;
  • Les frais de greffe pour l’inscription modificative au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) ;
  • Les honoraires de conseil pour la rédaction des nouveaux statuts ou l’accompagnement juridique.

Ainsi, la transformation SARL en SAS représente un investissement administratif et juridique, mais elle offre une souplesse accrue de gestion et facilite l’entrée d’investisseurs ou la cession des titres.

 

10. Quel est le statut le plus avantageux fiscalement ?

Le choix entre la SARL et la SAS dépend du profil des dirigeants et de leurs objectifs, car aucun des deux statuts n’est systématiquement plus avantageux fiscalement : tout dépend de la stratégie adoptée.

Sur le plan de l’imposition des bénéfices, les deux sociétés sont soumises par défaut à l’impôt sur les sociétés (IS), avec possibilité d’opter pour l’impôt sur le revenu (IR) sous certaines conditions temporaires. En revanche, les rémunérations du dirigeant sont traitées différemment :

  • Dans une SARL, le gérant majoritaire relève du régime des travailleurs non-salariés (TNS), ce qui réduit les cotisations sociales mais diminue la protection sociale.
  • Dans une SAS, le président est assimilé salarié : il bénéficie d’une protection sociale plus complète, mais supporte des charges sociales plus élevées.

Enfin, en cas de dividendes, la SAS est souvent plus favorable, car ceux-ci ne sont pas soumis aux cotisations sociales, contrairement à la SARL pour la part excédant 10 % du capital.

Ainsi, le choix fiscal optimal dépend de la situation personnelle du dirigeant et de ses objectifs patrimoniaux et sociaux.

 

11. Pourquoi faire appel à JDB AVOCATS dans le cadre de la transformation SARL en SAS ?

Notre cabinet d’affaires, pluridisciplinaire dispose d’un pôle dédié au droit des sociétés spécialisé en droit des sociétés.

Notre parfaite maîtrise de cette matière permettra de vous conseiller et de vous accompagner au mieux lors de la transformation de votre SARL en SAS.

Il s’agit d’une opération complexe avec un formalisme et différentes étapes qu’il faut scrupuleusement respecter.

JDB Avocats saura mener à bien votre projet de transformation.

 

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Auteur: Maître Joseph Suissa

Maître Joseph Suissa, avocat d’affaires au Barreau de Paris et associé du cabinet JDB AVOCATS, professionnel en droit des affaires et en droit fiscal. Aguerri aux procédures et expert en négociation